L’année 2018 fut marquée par une hausse importante de la production de vin. Selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), c’est une hausse de 14,5% avec 292 millions d’hectolitres. L’Italie confirme son rang de premier producteur devant la France.

2019, une production de vins moyenne

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Après deux années extrêmes, la production mondiale de vins en 2019 est prévue pour retourner à un niveau moyen. La production mondiale de vin est estimée entre 258 et 267 millions d’hectolitres selon l’OIV. Un recul de 10% par rapport à l’année dernière. Les baisses sont principalement concentrées en Europe et Amérique du Sud.

En 2018, les viticulteurs ont atteints des sommets ! La production mondiale a atteint un niveau record proche de 2004 avec 292,3 millions d’hectolitres en hausse de 14,5 %, selon Pau Roca, directeur général de l’OIV. Cette situation est d’autant plus remarquable que le vignoble n’a pas cessé de diminuer depuis 2004. Il s’est stabilisé cette année-là.

Le découpage du vignoble mondial

La moitié du vignoble est détenue par seulement cinq d’entre eux. L’Espagne vient en tête, suivie par la Chine, la France, l’Italie et la Turquie. L’Italie a particulièrement accru son vignoble en 2018, accaparant à son profit quasi exclusif le droit accordé par la commission européenne d’accroître les plantations communautaires de 1%.

La Chine, 2ème vignoble au monde, continue de se développer. Cependant, la production de vins du pays a de nouveau reculé. Cette dernière a chuté de 20% en 2018 après avoir déjà diminué de 12% en 2017. L’OIV n’explique pas ce paradoxe, mais rappelle que 85% du vignoble de l’Empire du milieu est utilisé pour du raisin de table. La consommation du pays, quant à elle, a baissé de près de 7% pour s’arrêter à 18 millions d’hectolitres. Résultat, les exportateurs ont payé le prix fort. Le Bordelais, par exemple, a vu son commerce diminuer de 22% en valeur en 2018.

Une production mondiale de vins en recule en 2016. Retour sur la production de vin pour cette année…

 
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D’après l’Organisation Internationale de la Vigne et du vin (OIV), la production mondiale de vins a diminué de 5% l’an passé, à 259 millions d’hectolitres. Ces contre-performances contribuent à la régression de la production mondiale de vins en 2016. En 2016, la météo a été très mauvaise dans de nombreux pays producteurs, mais la France accuse l’un des reculs les plus marqués en volume (-3,5%).

Ce niveau de production est l’un des plus faibles depuis vingt ans. Cependant, rassurez-vous : le volume stocké reste supérieur à la consommation mondiale !

Un trio européen toujours gagnant

L’Italie confirme sa place de leader (48,8 Miohl), suivie par la France (41,9 Miohl), et par l’Espagne (37,8 Miohl).

Il est à noter que l’Italie creuse l’écart avec l’hexagone grâce à un recul de production de seulement 2% par rapport à 2015. La France prend une claque avec une baisse de 12% de sa production causée par une météo plutôt mauvaise : printemps pluvieux, épisodes de grêle et de gel, ainsi que la sécheresse. L’Espagne s’en sort plutôt bien avec une hausse de sa production de près de 1%.

Des variations énormes dans le classement

 
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La météo a fait des siennes dans de nombreux pays producteurs. Certains en sortent gagnant, comme la Roumanie qui après deux mauvaises récoltes retrouve un bon niveau de production avec 4,9 Miohl (+37%).

À l’inverse, des pays ont constaté une baisse significative de leurs productions. En Amérique du Sud, les productions ont été fortement impactées par les évènements climatiques : l’Argentine enregistre une forte baisse de sa production avec 8,8 Miohl vinifiés en 2016 (-35% par rapport à 2015) ; le Chili (10,1 Miohl) recule de 21% par rapport à 2015. Enfin le Brésil, compte une production de 1,4 Miohl (soit une baisse significative de 50% par rapport à 2015).

Quantité ne veut pas dire qualité

Il ne faut pas oublier que la France reste le pays qui valorise le mieux son vin. Même avec une production faible, l’hexagone arrive à tirer son épingle du jeu grâce à la qualité connue et reconnue de ses vins. En 2015, ces ventes à l’exportation étaient au plus haut avec 11,7 milliards d’euros. Ce montant représente une superbe contribution à l’excédent de la balance commerciale française de 10,4 milliards d’euros.

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Pour retrouver l’ensemble des données : OIV

Confirmant la tendance observée début octobre 2015 par la Commission européenne, l’OIV, basée à Paris, publie les données annuelles sur la production de vin. Le millésime 2015 est estimé à 275,7 Miohl, soit une hausse de 2 %. L’année 2014 était faible face à 2013, donc cette hausse reste à relativiser.

Un trio européen domine le classement

L’Italie semble retrouver sa place de premier producteur devant la France. L’Italie grâce à des conditions propices a enregistré une hausse de 10 % de sa production – provisoire — de vin par rapport à 2014. Avec ses 48,86 Miohl, elle devance la France qui devrait produire pas moins de 47,37 Miohl, ce qui correspond à une augmentation de seulement 1%.

À la troisième place, nous retrouvons l’Espagne qui était arrivée à se faufiler en 2013 dans le duo de tête. Son niveau de production, en baisse de 4%, est revenu à des volumes de production plus habituels avec 36,6 Miohl.

Les pays non européens suivent

Après ce trio de tête européen nous retrouvons des pays un peu plus éloignés avec les États-Unis qui conservent un niveau de production élevé depuis 3 ans avec 22 Miohl, l’Argentine qui dégringole carrément avec une baisse de 12% de volume produit atteignant ainsi péniblement les 13,4 Miohl, suivi de très près par le Chili qui explose les compteurs avec une hausse – digne d’une croissance chinoise — de 23% ! Soit, une production de 12,87 Miohl puis vient l’Australie avec 12 Miohl.

 
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Source: L’Est éclair

Les Français restent premiers au classement rosé

Les vins rosés, pour lesquels l’OIV propose un focus cette année, représentant pas moins de 24,3 Miohl soit 9,6% de la production mondiale. Quatre pays se partagent 80% de la production – Pareto es-tu là ? — : la France, l’Espagne, les États-Unis et l’Italie. Et là, notre cher hexagone conserve sa place de leader incontesté avec 7,6 Miohl, suivi – si on peut dire ça ainsi — de l’Italie qui ne représente que 2,5 Miohl. Le marché des rosés connaît depuis 10 ans une hausse de la production de 16% et de la consommation de 20%. – attention à la pénurie cet été

 
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En réalité, ce classement quantitatif n’a pas vraiment de sens et ne doit pas être vu d’un mauvais œil. Une production faible est souvent synonyme de bonne qualité et de haut millésime — c’est comme dans tout, « beaucoup » ne veut pas dire meilleur —. Seuls deux pays ont fixé des limites de rendement : la France et l’Italie. La France possède un rendement inférieur à celui de l’Italie, puisque notre beau pays possède un rendement moyen de 58 hl par hectare tandis que l’Italie est à 68 hl par hectare.

Rappelons les mots du site de Château Margaux concernant le rendement :

« Le rendement des vignes, exprimé par leur production (kilos de raisins ou hectolitres de vin) à l’hectare, est un facteur clé de la qualité des raisins. Une récolte trop abondante n’arrive jamais à maturité, car les ceps s’épuisent inutilement à nourrir trop de grappes à la fois. Afin de protéger la qualité des vins et la longévité des vignes, l’appellation Margaux a fixé une limite qui est en général la plus restrictive du Médoc. »

Jean-Nicolas Mouretin

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